Mes objectifs pour 2011
Publié le 14 février 2011 | 4 réactions
Mieux vaut tard que jamais dit-on. Je vous souhaite tous une très bonne et fructueuse année 2011. Je n’ai rien posté ici depuis novembre dernier pour des raisons bien évidentes, rassurez-vous.
Voilà, je suis de retour après des vacances bien méritées. Celles-ci m’ont été très bénéfiques dans le sens qu’elles m’ont permis de réfléchir suffisamment sur mes objectifs à attendre au courant de l’année 2011. Parmi ces objectifs, je vous mets au parfum d’un seul parce que je le partagerais avec vous : améliorer ma présence sur le Web.
À propos de ma présence en ligne ou my personal brand, je souhaite donner une nouvelle orientation à ce blog. D’abord, il changera d’adresse et déménagera de cette plate-forme dans un bref délai. Ceci pour être plus indépendant et prendre techniquement en main la gestion de ce blog. Ensuite, à part le vécu quotidien du congolais lambda, je parlerais aussi de ma passion : les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Mes découvertes, mes rencontres et, mes services dans ce domaine. Je vous parlerais de projets dont je serais porteur ou dans lesquels je serais impliqué.
Je remercie tous ceux et celles qui en 2010 m’ont encouragé à bloguer. Spécialement à Cédric pour le coaching, Gratien pour ses commentaires instructifs, Trésor pour sa compagnie et toutes ces personnes de ma race disséminées en République Démocratique du Congo.
En 2011, je veux être là pour vous. J’envisage une année de beaucoup de travail avec des résultats palpables.
Et vous, quels sont vos objectifs pour 2011?
La poste m’a livré un courrier avec une année de retard
Publié le 1 décembre 2010 | 2 réactions
J’ai reçu hier une enveloppe avec des copies de The Independent qu’une amie journaliste m’a envoyé pour me montrer l’article auquel j’avais contribué. Ce qui est drôle c’est que je reçois ce courrier exactement une année après. La lettre a été postée en décembre dernier. On m’a remis mon courrier déjà ouvert et je n’ai reçu aucune explication de la part de l’agent de la poste. Je pense plutôt que je devais me réjouir de recevoir ce courrier. Je connais de amis qui se plaignent de n’avoir jamais reçu des courriers leurs adressés.
La poste en République démocratique du Congo par terre comme presque toutes les entreprises publiques. Vive la poste au Congo, une année pour recevoir son courrier!
Kigali la timide et réticente!
Publié le 8 novembre 2010 | pas de réaction
Il s’est passé bien de choses depuis que je suis à Kigali et dont je ne vous ai pas parlé. Mes petites difficultés à s’adapter à la société rwandaise (souvent pas hospitalière), mon combat à se procurer une bonne connexion internet et surtout mon admiration de la beauté de jeunes filles rwandaises etc.
J’ai croisé, la semaine dernière, un ancien ami du collège (qui vit maintenant au Rwanda). Je ne l’ai pas revu voici plus de trois ans. Pour discuter et se raconter ce que chacun est devenue, nous avons jugé mieux de se retrouver dans un restaurant congolais à Nyamirambo, un quartier à forte prédominance congolaise. Tout simplement parce que c’est le seul coin où l’on peut bavarder en français, en swahili ou en lingala sans être victime des regards étranges qui vous interpellent que nous sommes dans l’East Africa Community.
À Nyamirambo, on se croirait dans un quartier populeux de Goma ou de Bukavu. Seulement la salubrité publique me rappelle que je suis hors des frontières congolaises. Des poubelles sont bien visibles dans tous les coins, les routes (bien asphaltées) sont soignées mais bondées de gens. Un salon de coiffure ici, un bistrot là-bas… des signes apparents qui me m’indiquent tout de même que je suis dans un milieu congolais.
Dans le restaurant, les clients sont nombreux au point de nous trouver une place avec peine. L’ambiance et détendue. Les gens discutent calmement, les éclats de rire surgissent ici et là sur fond de la voix de la journaliste de France24 qui présente le journal, sur laquelle les regards sont rivés. « Au départ, ce resto était fréquenté que par des congolais vivant ici. Avec les temps, même les rwandais viennent manger ici. Il parait que les recettes sont délicieuses ici », me chuchote mon ami.
À la table où nous sommes installés, derrière moi, j’entends involontairement des belles paroles d’un jeune homme qui éprouve des difficultés à se faire comprendre par une demoiselle (apparemment anglophone), qui ne cesse de répéter « I don’t catch you very well). Ce monsieur parle un anglais approximatif, visiblement un étudiant congolais en première ou deuxième année dans une des universités prestigieuses du Rwanda.
Ici toute les langues (enfin presque) de l’Afrique centrale sont parlées. La serveuse (dont malheureusement je n’ai pas retenu le nom), tente de nous parler d’abord en lingala (normal, c’est la langue de référence des congolais). Elle comprend que nous hésitons, elle vire vers le swahili et… ça marche. On se sent mieux en parlant swahili. Je présume qu’après le swahili, elle tenterait avec l’anglais, puis le français en dernier lieux parce que les gens ont horreur du français dans ce pays.
Cette situation m’incite à se poser des questions sur mon adaptation très lente à la vie rwandaise. N’est-ce pas cette langue française qui jusque-là continue d’influer sur mon anglais ? N’est-pas mon air congolais qui me distingue facilement de tout autre étranger ? Il faut dire que je suis un tout petit peu désenchanté par le Rwanda, malgré ses belles vue panoramiques des champs de haricots ou des pommes de terre sur des collines et ces jolies demoiselles qui vous gavent des sourires aux arrêts-bus.
Un ex-zaïrois dans la capitale rwandaise, Kigali
Publié le 28 octobre 2010 | 2 réactions
Jeudi 28 octobre 2010, à l’aube de mon anniversaire (deviner sur combien de bougie ai-je soufflé), je suis à Kigali, la capitale rwandaise. Je vais séjourner dans cette splendide petite ville au coeur de l’Afrique centrale pendant deux semaines. Une occasion pour moi de chroniquer les quotidiens des congolais ordinaires hors des frontières de leur chère patrie, la République Démocratique du Congo.
Ce qui m’a frappé d’emblée, en débarquant ici, c’est l’exactitude des statistiques. Elles sont récentes et précises : en 2010 Kigali est peuplé de 1 000 000 d’habitants. Tout le monde le sait et ce vérifiable partout, même à la mairie. Chez moi, les statistiques ne sont pas à jour. On se contente seulement des chiffres des années 80. Les rares statistiques disponibles sont les fruits des humanitaires œuvrant dans la partie Est du pays.
J’étais bien sûr frappé par les routes bien asphaltées. Hier, j’ai fait ma sieste pendant les trois heures de route entre Goma et Kigali. Je n’en revenais pas de me trouver en forme après un voyage de ce genre, ce qui est pratiquement impossible au Congo à cause des milliers de nids de poules.
Les écoliers du niveau élémentaire en grève
Publié le 20 octobre 2010 | pas de réaction
Ce matin en me rendant au boulot, j’ai remarqué que les rues étaient bondées des Bleus et Blancs, l’uniforme des écoliers des écoles publiques (appartenant à l’état). C’est en arrivant tout prêt de l’École Primaire d’application de l’Institut de Goma (EPIGO) que je me rendrai compte que les écoliers du niveau élémentaire sont en « colère et ont séché les cours ». Ils réclament la gratuité des frais scolaires que le gouvernement leur a promis, début août.
« On nous a demandé de rentrer à la maison en nous disant que nous sommes en grève parce que le président n’a pas payé les enseignants », m’a confié un enfant. Visiblement il a reçu l’ordre de ses autorités scolaires de rentrer à la maison. Je déduis par ce témoignage que ce sont les enseignants qui sont en grève. Ils sont fatigués d’attendre le salaire promis par le gouvernement.
J’étais retissant de saluer cette décision du Gouvernement congolais qui offrait la gratuité des frais scolaires aux enfants du niveau élémentaire (1ère et 2ème années primaire). Je doutais de la faisabilité de cette courageuse initiative.
Je me demande bien comment ce pays, mon pays le Congo se reconstruira avec ses gouvernants qui ne semblent pas vouloir que les choses changent vraiment.
Pour plus des détails sur l’évènement, vous pouvez visualiser cette vidéo.
Arrêtons de banaliser les violences faites à la femme!
Publié le 14 octobre 2010 | 2 réactions
Du 13 au 17 octobre, Bukavu accueille la marche mondiale des femmes . Les activistes féminines du monde entier se donnent rendez-vous dans cette ville de l’Est de la République démocratique du Congo pour faire entendre la voie de la femme. Une amie a assisté à la cérémonie d’ouverture, elle a souhaité à ce que je partage avec vous ses impressions.
» Le premier jour a été marqué par de nombreux discours (comme il est de coutume au Congo), le discours le plus inattendu a été celui d’Olive Lembe, l’épouse du Président Kabila, première dame de la RDC.
Après l’intervention du gouverneur de la Province du Sud-Kivu, dans laquelle il a précisé que « les femmes au Congo n’étaient pas que des victimes des violences sexuelles, mais aussi des reines dans leurs foyers, des princesses dans leurs écoles » (vœux pieux on doit se le dire ?) la première dame, elle, dans un discours (certainement écrit par un de ces conseillers), a voulu faire parler son cœur. Malheureusement, elle l’a fait de la pire de façon.Alors qu’on regrette des crimes dont les femmes ont été et continue d’être victimes en RDC, elle l’a banalisé en reprenant un discours vieux de plus de 10 ans. Ce refrain qui veut que ce soit seulement les groupes armés qui violent au Congo, niant ainsi que l’armée contient aussi des violeurs.
Elle a nié que la RDC était la capitale mondiale du viol, pourtant les statistiques ne trompent pas : on y viole plus que dans le monde entier.
Comme si cela ne suffisait pas, elle a remis en cause le sens de solidarité de toutes ces femmes venue de plus de 48 pays, en parlant dans une cérémonie officielle d’une histoire de fesses. « Est- ce que les femmes sont-elle vraiment solidaires quand elles volent à leurs amies leurs bien le plus précieux : leur mari ? » s’est-elle interrogée. Certainement ce sont seulement ses proches qui ont applaudi à ces propos.
J’ai constaté la déception dans les yeux de ces femmes venue d’ailleurs qui ont payé des billets d’avions, qui ont laissé leurs enfants, qui ont bravé la peur en venant dans un pays en post conflit. Je présume qu’elles plaignaient les congolaises d’avoir une première dame qui banalise qui banalise les violences les plus brutales et les plus cruelles de la planète terre ».
J’ai eu aussi des réactions des gens de Kinshasa qui l’ont suivi à la télévision et qui se demandaient si cela était l’essentiel des activités que les femmes allaient avoir à Bukavu. A lire le récit de mon amie, selon « la première dame », les violences contre les femmes par les femmes sont plus importantes. Y a t- il une femme qui a une fois mobilisé ses amies pour se jeter contre une femme, lui ouvrir les jambes, lui introduire l’une après l’autre un couteau ? Prendre de l’essence, verser sur ces blessures et y mettre le feu ? Quand bien même elle aurait des exemples, cela aurait été sage qu’elle le garde pour les conversations intimes qu’elle a avec ses proches et au lieu de mobiliser le monde entier pour cela.
Bienvenue la saison de pluie!
Publié le 11 octobre 2010 | pas de réaction




A Goma, la saison de pluie a commencé. Elle débarque avec son lot des malheurs et une petite dose de bonheurs pour les ménages gomatratièns qui peinent à s’approvisionner en eau. Aujourd’hui, je vous raconte le malheur que cause dame la pluie à la population de Goma. En ce qui concerne le bonheur, rendez-vous le 15 Octobre pour un spécial billet à l’occasion du blog Action Day sur le thème de l’eau.
Il y a quelques jours alors que je me promenais dans une des rues du centre ville de Goma qui ressemble de plus en plus à un fleuve avec ses énormes nids de poule remplis d’eau de pluie, j’ai été témoin de la débrouillardise des congolais. Afin de traverser les flacs d’eau, des jeunes de Goma ont fait preuve d’ingéniosité. Ils proposent aux passants, de monter sur leurs dos pour atteindre l’autre côté de la rue moyennant quelques francs.
Je n’en reviens pas quand je réalise que le fait de manquer des (bonnes) routes permet à certaines personnes de se faire de l’argent en toute sincérité (disons en bonne et due forme). Je trouve aussi ingénieuse cette idée des jeunes de transformer les faiblesses de l’Etat congolais en opportunité d’affaire. Si tout congolais réfléchissait ou agissait de cette manière, peut être que les choses changeraient positivement.
C’est juste une étoile dans l’univers de l’inconscience des congolais que plusieurs voix ont décrié depuis bien longtemps. D’ailleurs, Un livre vient récemment d’être publié à ce sujet. Cette fois-ci, j’ose croire que je suis entrain de voire les lueurs de cette conscience. Qui vivra verra…
La banque centrale plaide pour les vieux billets
Publié le 20 septembre 2010 | 1 réaction
Je l’ai appris ce matin, la Banque Centrale du Congo (BCC) a lancée depuis vendredi 17 septembre, une campagne de sensibilisation du public aux bonnes pratiques de manipulation et de conservation du Franc congolais, dénommée « Pesa nga valeur na nga » (traduction: Donne-moi de la considération). Objectif, « accroître la capacité de l’institut d’émission dans le traitement automatique des billets de banque en circulation ».
Encore une nouvelle campagne qui va probablement bénéficier d’une forte visibilité ( panneaux publicitaires, programmes spéciaux télé ou radio » comme on en a l’habitude en République Démocratique du Congo. Ce que je trouve bizarre dans tout cela, ce que malgré plusieurs campagnes visant à changer tant soit peu les conditions de vie du congolais, rien ne bouge dans le sens positif.
Au moment où certain pays africains fournissent des efforts en modernisant leurs systèmes de paiement par chèque ou par carte de crédit, les congolais eux, excellent dans leur système ancestrale en sensibilisant à la bonne manipulation des billets de banque pour en éviter une usure rapide. Très drôle, n’est-ce pas ?
Je croise les doigts en espérant, avec cette nouvelle campagne, que ces vieux billets de banque déchirés, collés puis recollés appelés « blessés de guerre » cesseront de circuler.
Petite liste non exhaustive des campagnes déjà menées :
- Lubumbashi sans sachet en plastique
- Et etc.
Comment maigrir en peu de temps ?
Publié le 15 septembre 2010 | 6 réactions

Ils sont nombreux ces jeunes avec des pèse-personnes à Goma, offrant leurs services moyennant quelques billets
Depuis quelques semaines je suis engagé dans la lutte contre l’obésité. Avant que je ne le constate, mon entourage m’alertait déjà sur ma prise dangereuse de poids. Heureusement qu’il n’est pas encore tard (rassurez-vous je n’ai pas atteint l’obésité), je suis obligé de prendre des précautions afin d’éviter le pire.
Réponse d’urgence
Pour commencer mon combat contre l’obésité, j’ai entrepris des séances de joggings tous les weekends. Les premières épreuves, je les ai passés ce dimanche. Je vous dis que cela n’a pas été facile. J’ai couru avec beaucoup de peine environ 15 km. J’avais comme l’impression que mon cœur allait sortir de la cage thoracique. Bon, je sais que cela ne va pas suffire mais, dans l’entre temps, j’essaie de me dégraisser ainsi.
Appel à contribution
Vu je n’ai pas assez d’informations sur comment perdre du poids en peu de jours (enfin, pas plus de trois mois), je lance ici un appel à contribution des stratégies ou astuces pour m’aider à maigrir. J’ai 84 kg et 180 cm. Vos contributions sont les bienvenues en bas de ce post ou à yveschallenger(AT) gmail (DOT) com.
À Goma, les humanitaires collettent désormais les fonds dans les bars
Publié le 7 septembre 2010 | pas de réaction
Plus question pour les ONG locales de se faire financer par les bailleurs de fonds traditionnels (Union Européene, USAID, autres institutions internationales). Elles recourent désormais aux bailleurs locaux, la population, les congolais de bonne volonté.
Le weekend dernier, j’ai assisté à une soirée de collecte des fonds organisée par la Synergie-Asoderu-Pecade (SAP), une ONG locale œuvrant dans la province du Nord-Kivu. Le principe est simple, les clients assistent à un concert karaoké gratuit et sont invités à donner tout ce qu’ils peuvent (quelques billets, vêtement usagers etc.) afin de venir en aide aux populations qui souffrent au fin fond de la province du Nord-Kivu.
Séduit par la prestation de l’orchestre qui n’avait pas trop de peine à interpréter des titres en vogue au pays, les clients (amateurs de la bière pour la plupart) se sont montrés plus généreux. J’ai observé des paniers remplis des habits et chaussures usagers devant le podium où se produisaient les musiciens. Certains sont allés jusqu’à donner plus de 100 dollars américains afin de soutenir le travail de cette ONG.
Je trouve géniale l’idée de collecter des fonds localement et cette fois-ci, ne pas tendre la main à l’extérieur (à l’étranger). Le congolais imagine une solution à son problème sans attendre un appui extérieur, ça n’arrive pas tous les jours. Ma seule inquiétude : ces populations pauvres, vulnérables pour qui les fonds sont collectés bénéficieront-elles de cette aide ? Les donateurs auront-ils droit au rapport sur l’usage de leur argent par cette ONG ?
Nous avons déjà assisté à des événements pareils organisés par le gouvernement. Les comptes sont ouverts afin de venir en aide soit aux femmes violées dans l’Est du pays, soit tout récemment, aux rescapés de l’incendie de Sange. Les PDG des entreprises étatiques défilent à la télévision déclamant les montants faramineux qu’ils ont donnés pour le compte de leurs entreprises et la suite, personne ne le sait. Même les destinataires. Bon, la culture de rendre compte est loin d’être implantée dans le mental des congolais.
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