Un congolais au pays de Jomo Kenyatta
Publié le 25 novembre 2009
« Hello dear readers, how are you? hope you’re doing very well ». Allez-y comprendre que je poste ce billet depuis Nairobi au Kenya. Je suis dans cette magnifique ville depuis dimanche dernier. Ici, je viens apprendre comment publier en ligne (web publishing), version anglophone, pendant sept jours. Je l’avais déjà appris en version française avec l’Esj-Lille en décembre 2008 à Kinshasa.
Difficile pour moi de réaliser que je suis dans un pays africain à seulement deux heures de vol de mon Congo natal. À l’aéroport (Jomo Keynata aireport), personne n’est venu me demander les papiers, c’est plutôt moi qui suis allé chez les agents de migration pour exhiber mes identités et remplir les formalités. Les agents de l’ordre sont chics. Bien coiffés, uniformes propres et pas usés. En plus, ils vous parlent anglais correctement.Ce qui n’est pas le cas quand vous atterrissez à Njili à Kinshasa. Là-bas, à deux pas de l’avion, vous avez tous les services publics qui vous tombent dessus. De l’hygiène à l’immigration en passant par la garde présidentielle. Ce qui est grave, ces gens vous rançonnent en lingala, comme si tout le monde comprenait cette langue.
Comment les kenyans y sont parvenus pourtant ils n’ont pas ce que les congolais ont comme richesses ? En survolant ce pays j’ai constaté qu’il était à moitié un désert. On raconte ici, que les britanniques sont fiers de leur ancienne colonie et se sentent en seconde patrie : « the second land« , disent-ils. Les belges eux, sont-ils fiers de leur ancienne colonie, la République Démocratique du Congo ?
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